L’aragonite est la forme orthorhombique de cristallisation du carbonate de calcium CaCO3. Plus dense et plus dure que la calcite sur l’échelle de Mohs (3, 4). Ce matériaux constitue aussi la nacre des coquillages.
2 origines plausibles : soit vient de processus hydrothermaux dans la plupart des grottes (4), soit d’une autre origine (cas des grottes françaises, dans lesquelles elle apparaît par suintement). Au sein des grottes à aragonite, l’on retrouve en général la présence de magnésium (Mg) dans l’eau. La circulation et percolation de l’eau sont très faibles, en général. (2)
L’aragonite est une forme relativement instable en conditions standards (et stable à haute pression (1)), qui ne se développe que dans des conditions très précises de température et de pression. Aussi, en cas de changement de ces paramètres, elle peut évoluer en calcite (1).
Ce minéral cristallise sous différentes formes (3) :
– aragonite aciculaire : petites aiguilles formant des buissons/bouquets, comme ça a l’air d’être le cas ici.
– aragonite massive : aiguilles collées les unes aux autres, formant comme une stalagmite.
– aragonite mixte : aragonite massive, puis aciculaire aux extrémités.
– aragonite coralloïde : ressemble à des excentrique.
Le mécanisme de pétrification consiste au recouvrement d’un objet par de la calcite habituellement. Ici, les aiguilles font penser à de l’aragonite.
D’après :
– (1) Gilli.E (2011) - Karstologie, p.17, 85, Dunod
– (2) La Grotte de Maxange au Buisson de Cadouin, la grotte aux étoiles, ed SE
– (3) Site de la grotte de l’Aguzou : https://www.grotte-aguzou.fr/04-cristaux/045-cristaux-connaissance/cristaux-aragonite.html
– (4) Thomas.P (2015) : Les aragonites des grottes de Limousis (Aude) et de Clamouse (Hérault) : https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/Img510-2015-11-02.xml
Localisation : cavité présente aux Eyzies












